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Dans les wagons d'un convoi, dessin de Roger Maire (cliquez sur l'image pour l'agrandir) |
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Après le premier convoi de deux mille hommes, arrivé le 13 avril 1942, d'autres suivirent rapidement, le "voyage" s'effectuant dans les mêmes conditions : 6 ou 7 jours et nuits (ou plus) dans des wagons à bestiaux verrouillés, sans paille, sans couverture, avec 80 personnes (quelquefois plus) par wagon. (Au cours d'un transfert, quelques hommes avaient tenté de s'évader, les occupants du wagon furent répartis dans les autres wagons, après avoir été frappés et brutalisés, il y eut alors plus de 100 hommes dans certains wagons).
En cours de transfert, il n'était distribué qu'une ou deux soupes innommables, d'un volume d'environ un quart à un demi-litre, servies dans des récipients de fortune (vieilles boîtes de conserve rouillées) fournies par les convoyeurs à qui il fallait les rendre et que les hommes se repassaient entre eux car ils étaient en nombre insuffisant.
Les hommes, ne pouvant descendre, étaient réduits à se soulager sur place.
Il est inutile de préciser que ces hommes arrivaient à Rawa-Ruska dans le plus complet dénuement, sales, hagards, dépenaillés, affamés, abrutis... Beaucoup, en raison du froid, avaient contracté bronchites, pleurésies, etc...
Le débarquement se faisait au milieu des hurlements des convoyeurs, baïonnette au canon, et de leurs chiens-loups.
Arrivée d'un convoi en 1942, par E. Vanderheyde (cliquez sur l'image pour l'agrandir) |
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