En raison de leur affaiblissement, les détenus devenus moins résistants étaient des proies toutes désignées pour les diverses maladies endémiques de la région (zone climatique très rigoureuse, proximité de marécages, parasites thyphiques, etc...).
Par suite du manque d'eau, le camp avait été surnommé "LE CAMP DE LA GOUTTE D'EAU", lorsque la radio de Londres (BBC) avait dénoncé son existence.
Avitaminose, cachexie, décalcification, dysenterie bacillaire, gastro-entérite, typhus, maladies pulmonaires, rhumatismes, névralgies, et bien d'autres maladies non décelées et susceptibles de détruire des êtres sous-alimentés furent le lot de ces hommes.
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Bon pour une paire de chaussures" |
Les détenus perdirent tous de 15 à 20 kilogrammes au cours des premiers mois de leur détention.
Un bilan de mortalité est difficile, sinon impossible à faire.
Les militaires déportés à Rawa-Ruska étaient du "Service Armé", ayant fait la guerre, ayant déjà subi des séjours en camps, straf-kompanies, en prisons ; c'étaient des hommes jeunes, solides, ayant, malgré certains sévices déjà endurés, un entraînement à la vie captive et à la lutte contre l'adversité.
Combien y aurait-il eu de morts s'il s'était agi d'hommes, ou de femmes, enlevés brutalement à leur intérieur, à leur vie familiale, à leur milieu, à n'importe quel âge ?
Il a été prouvé que des cadavres de militaires prisonniers de guerre français ont été découverts dans de nombreux charniers en Ukraine, dans la région de Rawa-Ruska et de Lemberg (cf. Extraits du procès de Nuremberg, audience du 13 février 1946, exposé du colonel Pokrovsky).
Documents de base
1) Rapport de la Commission de contrôle du CICR en date du 16.8.1942
2) Procès de Nuremberg.
Tous ceux qui se penchent de façon objective sur les conditions de survie dans lesquelles furent placés les internés Français et Belges à Rawa Ruska sont étonnés des limites de la résistance physique dont firent preuve ces personnels, ne trouvant d'explication à cette survie que dans le tonus moral qui animait ces internés, leur endurcissement progressif physique et psychique à la famine et à la claustration, dans les mesures prophylactiques enfin dont ils avaient bénéficié durant leur service militaire.
Les Allemands déclarèrent eux-mêmes à l'homme de confiance en mai 1942 :
" ... vous, Français, êtes d'une résistance physique extraordinaire. Nous avions interné dans ce même camp et dans des conditions identiques quatre mille Russes en décembre dernier (1941) ; trois mois après, ils n'étaient plus que quatre cents... (chiffres confirmés par les rapports déposés au procès de Nuremberg)... (T/7 pages 394-6 "
et de poursuivre ouvertement que :
" cette expérience était des plus intéressantes "... !
Cette réponse effrayante était tout à la fois un aveu et un programme :
- un aveu en ce qui concerne les faits qui s'étaient déroulés dans le camp avant notre arrivée et qui avaient abouti à l'extermination par la famine et le manque d'hygiène des P.G. Russes qui nous avaient précédés...
- un programme nous concernant directement : nous prenions la relève des Russes dans ce camp d'extermination et dans les mêmes conditions qu'eux... (voir les conclusions du procureur Dubost, prononcées au lendemain de l'audition des dépositions sur le camp de Rawa Ruska &endash; Nur. T/4 page 352).
Le caractère d' " extermination " de tous ces camps de P.G. de l'Ostzone, dont faisait partie Rawa Ruska, a été largement démontré lors du procès de Nuremberg, et le moyen le plus efficace d'extermination mis en uvre était la famine et le manque d'hygiène.
Comme pour tous les camps d'extermination &endash; et les procès sur les camps de Belzec, Treblinka, etc..., confirment les faits &endash; les Allemands cherchèrent à faire disparaître toute trace de ce que fut Rawa Ruska... Ils y seraient à peu près parvenus, si le Comité International de la Croix-Rouge, alerté par des rumeurs, n'avait réussi à obtenir, au terme de longues et laborieuses négociations qui durèrent six mois, qu'une Délégation soit exceptionnellement autorisée à visiter ce camp, visite consignée dans un rapport détaillé resté ignoré jusqu'à ce jour.
Ce rapport concernant la visite du Frontstalag 325, Feldport 08 499 (1) à Rawa Ruska le 16 août 1942, par les délégués du C.I.C.R. &endash; visite qui se poursuivit par celle des ghettos de Lublin et de Varsovie &endash; décrit la situation de famine du camp et l'absence totale d'hygiène :
" l'état de santé moyen est déficient, selon les médecins français qui ont à traiter nombre de cas d'asthénie, de bradycardies et des cas divers à symptomatologie avortée. Il faut mentionner un grand nombre de pneumonies, de tuberculose, d'avitaminoses se manifestant par des dèmes, de la gengivite ainsi que par des scarlatines frustres ".
Les atteintes de ces maladies et carences, (en tous points identiques à celles présentées par les déportés des camps du type Mauthausen, Buchenwald, etc...), relevées sur des sujets " sélectionnés " physiquement et moralement, et âgés de 22 à 40 ans, paraîtront bien rapides pour un séjour de trois à quatre mois...
Elles s'expliquent cependant par les rigueurs d'un régime alimentaire que le rapport des délégués du CICR fait ressortir en nous donnant le détail du menu pour la semaine du 10 au 16 août 1942 ci-dessous reproduit :
|
Réf |
Désignation |
Lun. |
Mar. |
Mer. |
Jeu. |
Ven. |
Sam. |
Dim. |
Total |
Valeur U |
Cal. Total |
|
a |
Pain |
250 |
300 |
300 |
300 |
300 |
250 |
300 |
2000 |
240 |
4 800 |
|
b |
Viande |
55 |
60 |
55 |
60 |
230 |
165 |
380 |
|||
|
c |
Morue |
70 |
70 |
107 |
75 |
||||||
|
d |
Petits pois |
100 |
80 |
180 |
325 |
585 |
|||||
|
e |
Millet |
100 |
100 |
320 |
320 |
||||||
|
f |
Nouilles |
80 |
100 |
180 |
355 |
640 |
|||||
|
g |
Riz |
30 |
20 |
50 |
350 |
175 |
|||||
|
h |
Soja |
30 |
25 |
30 |
24 |
35 |
144 |
340 |
490 |
||
|
i |
Choucroute |
225 |
225 |
29 |
65 |
||||||
|
j |
Épinards frais |
900 |
900 |
25 |
225 |
||||||
|
k |
Graisse |
4,8 |
10 |
4,8 |
4,8 |
10,4 |
4,8 |
6 |
45,6 |
780 |
355 |
|
l |
Beurre |
30 |
30 |
30 |
30 |
30 |
150 |
760 |
1 140 |
||
|
m |
Marmelade |
95 |
80 |
175 |
110 |
190 |
|||||
|
n |
Sucre |
25 |
25 |
25 |
25 |
25 |
25 |
25 |
175 |
395 |
690 |
|
o |
Fromage |
47 |
47 |
450 |
210 |
||||||
|
p |
Thé, Sel, Paprika |
Pour mémoire |
Total pour la semaine Calories 10 340
Valeur de la ration journalière 1 477
Nous ne nous lancerons pas dans une analyse approfondie des sous-entendus contenus dans l'exposé du paragraphe sur la nourriture :
" Le commandant allemand nous assure donner aux prisonniers les rations ordinaires qui leur sont destinées... Il arrive, de temps à autre, que certains légumes secs soient remplacés par de la choucroute ; mais la quantité de remplacement n'équivaut pas exactement au poids precrit... !
Nous en tenant aux seules données du rapport de la Croix-Rouge, dans lequel le total calorique des " légumes secs " (ref. d, e, f, g, h) s'élève à 2 210 calories par semaine, soit 316 par jour, et vu, ainsi que le reconnaît le commandant allemand même, que la choucroute remplace de temps à autre les légumes secs, étant donné que la ration de la choucroute (réf. i) équivaut à 65 calories, il faut diminuer d'autant la différence (316-65) que la substitution s'opère par semaine. En limitant à 2 fois cette fréquence par semaine, il faut donc ramener l'équivalence calorique de la ration alimentaire à :
1 477 &endash; (2 (316 &endash; 65) x 1/7 = 1 477 &endash; 72 = 1 405 calories
Ainsi, nous pouvons conclure que la ration théorique quotidienne s'élevait, durant la semaine précédant la venue de la Commission du CICR, à 1 405 calories, dans la mesure où les quantités étaient effectivement respectées (ce qui était déjà contesté à cette époque), et dans la mesure où les denrées citées correspondaient, vu leur qualité, à l'équivalent calorique " normal " ou même fort pris pour base.
Il est certain, par ailleurs, que les Allemands firent un effort tendant à l'amélioration de l'ordinaire durant cette semaine " réservée " à la visite de la commission de contrôle, et le menu présenté semble tout-à-fait " de circonstance "... " En effet, le millet qui fut la base de notre nourriture durant les premiers mois s'est éclipsé pour ne paraître qu'une seule fois... tandis que les fameuses pommes de terre gelées du silo bien connu ne sont même pas mentionnées... Il est vrai qu'il eut été fâcheux qu'à l'occasion de la visite de contrôle notre corvée de pommes de terre ne ramène, en sus des tubercules, le cadavre décomposé d'un Russe tué sur ce même tas, et y ayant passé l'hiver.
En outre, certaines quantités nous semblent " très discutables ", ne serait-ce que ces 900 grammes d'épinards frais qui, au prorata des effectifs de juillet (13 000), eussent nécessité 12 tonnes de ce légume... ! Nous aimerions connaître les marmites qui eussent pu cuire une telle quantité..., à moins que le poids de l'eau ne soit compris.
Ce pourquoi, vu les recherches effectuées, les témoignages (2) et documents contemporains (3), nous indiquons le rationnaire suivant, qui fut celui des mois précédant la visite de la commission de contrôle... et celui des mois qui suivirent la dite visite... ! (dans le camp et les kommandos) :
Désignation quantités équivalent cal. Observations quantités citées
Unit. Total dans le rapport
théor. Du CICR
Réf.
Pain 200 240 480 la boule 1500 g. a 285 gr
A 7
Viande 40 110 44 bas morceaux, b 43 gr
cheval, etc...
Légumes secs 60 330 198 millet d, e, f, g, h 95 gr
Légumes verts 150 35 52 choux, bettes i, j 160 gr
cosses
Pommes de terre 200 85 170 gelées pourries non mentionnées
Matières grasses 15 750 112 margarines de k, l 28 gr
Toutes sortes
(le pain 250 gr
à 18)
Sucre 20 395 79 n 25 gr
Divers ersatz estimation 40 marmelade, o, p estimé
fromage, miel 57 cal.
synthétique, etc...
TOTAL calorique quotidien 1 175
Ce rationnaire ne tenait pas compte des fluctuations d'effectif : c'était le maximum de base prévu par les services allemands.
Aux fluctuations de l'effectif du camp, il faut ajouter les irrégularités du ravitaillement, et il fut fréquent de partager le pain d'1 kilo entre 18, 25 et même 35 personnes.
En outre, les valeurs caloriques correspondantes sont théoriques, et doivent être considérées comme surestimées, car :
- " nous ignorions la quantité d'eau dans la margarine, de cellulose dans le pain, etc... (4).
D'autre part, la qualité de la nourriture distribuée aggrava encore la rigueur d'un tel régime car si :
- " dans certains camps des déportés se sont plaints que les aliments fussent parfois avariés... " (4)
le fait était de rigueur à Rawa Ruska durant toute la période envisagée.
Les légumes secs étaient du millet non décortiqué...
Les légumes verts, des feuilles de choux fanées, des cosses de petits pois et du rutabaga...
Les graisses étaient des produits synthétiques d'origine minérale...
Les viandes, des bas morceaux...
Mais il faut surtout souligner :
- que les rations de légumes secs provenaient des stocks avariés de la Wehrmacht jugés impropres à la consommation...
- que la marmelade inscrite parfois au dessert n'était autre que des tourteaux de betterave destinés au bétail (marmelade für vieh), et des tourteaux fermentés retirés du circuit de distribution...
- que le silo de pommes de terre réservé aux détenus du camp contenait de nombreux cadavres de Russes décomposés et amalgamés aux tubercules gelés et pourris...
- que l'eau, rationnée à 1 litre ou 1,5 litre par homme et par jour, pour la nourriture, la boisson et l'hygiène, parvenait au camp par pompage direct et sans filtrage préalable, - puisée directement dans la Rata (petit affluent du Bug), qui charriait des cadavres d'animaux...
Les arrivages en provenance de la Croix-Rouge furent insignifiants, et même nuls, durant les premiers mois (5) ; par la suite, ils permirent des distributions n'excédant pas 60 biscuits par mois, et de menues friandises, le tout ne représentant pas 4 500 calories par mois, soit 150 par jour (ceci à partir de septembre 42 seulement).
Les colis individuels ne purent être acheminés que tardivement dans cette zone classée opérationnelle. Ils arrivèrent presque toujours dans un état lamentable et le pillage des wagons les transportant était trop fréquent pour ne pas être organisé. La distribution contrôlée des " vignettes " ne permit pas de recevoir, après plusieurs mois d'attente, plus d'un colis par mois. Ces colis n'excédaient jamais une valeur calorifique de 8000 calories, apportant un complément maximum de 270 calories par jour (ceci à partir de septembre 42 seulement).
L'apport dû au système " D " ne saurait entrer en ligne de compte. Il ne touchait que de rares privilégiés ayant réussi à passer outre aux fouilles qui attendaient les hommes ayant travaillé dans les kommandos extérieurs, soit au maximum une trentaine, et pour des quantités minimes ne pouvant être partagées.
Les détenus du camp de Rawa Ruska ne disposèrent donc en moyenne que d'un maximum calorique quotidien de :
1 175 calories durant les premiers mois (antérieurement à la visite du 16 août 1942)
1 175 + 150 + 270 = 1 595 calories par la suite,
soit, théoriquement, le métabolisme basal pour un sujet moyen au repos, encore faut-il souligner qu'il s'agit bien là de maxima.
Cette disette alimentaire devait durer toute la période de Rawa Ruska, et se prolonger avec plus ou moins de rigueur dans ces camps spéciaux qui furent la continuation de Rawa Ruska. Elle avait été précédée, pour beaucoup, par une période de préparation dans les strafkommandos, les strafkompanies, les prisons, etc... ; ces périodes ayant duré une année complète pour un grand nombre.
- 1 an de période préparatoire,
- 2 ans sur le territoire du Gouvernement général,
- 1 an de camp spécial après Rawa Ruska.
A l'insuffisance de ce régime, il faut ajouter la carence vestimentaire qui, avec les rigueurs de l'hiver russe, aggrava encore cet été de misère.
Autre facteur aggravant : l'encombrement. Lors de la visite des délégués du CICR, la densité de population au mètre carré, dans le camp, s'élevait de 1,4 à 2. En période d'affluence &endash; juin, juillet 42 -, cette densité s'est trouvée doublée, ainsi que l'indique le témoin Roser au procès de Nuremberg (T/4, page 303).
Ces conditions de misère constituèrent en fait un régime de dénutrition à la limite de la survie, comme seuls connurent certains camps de concentration.
La résistance physique des détenus du camp, tous soldats endurcis ayant bénéficié des mesures prophylactiques les plus efficaces, le tonus moral de ces Résistants de la première heure, leur permirent de surmonter cette épreuve et d'en sortir vivants pour la plupart, mais non sans conséquences graves dans les domaines nerveux, circulatoires, endocriniens, etc...
Or, ainsi que le souligne le Professeur Richet, dans son traité sur la pathologie de la Déportation :
" Les prisonniers de guerre internés dans les camps de représailles, où les conditions d'alimentation et l'absence de chauffage sont dures, peuvent aussi présenter des séquelles quand l'incarcération a duré des années.
" Ces états de misère entraînant pendant 10 ans au moins des séquelles... et les blessures de la misère prolongée ne se cicatrisent pas, elles s'aggravent, même si la misère s'atténue... "
Une étude de la mortalité à Rawa Ruska ne peut être entreprise vu les circonstances, tous les contrôles furent effectués par les seules autorités allemandes, la liste des détenus et les répartitions dans les kommandos étant sous le seul contrôle de l'Abwehr... et aucune liaison n'existant entre le camp et les divers kommandos (6).
A cet égard, le compte rendu de la commission de contrôle du CICR, en date du 16 août 1942, est éloquent : les services allemands indiquant la création de 39 kommandos de travail, alors que nous n'avons réussi à en dénombrer qu'une trentaine à ce jour.
De ce fait, il n'existe que la liste officielle des morts auxquels il nous fut possible de donner une sépulture, soit une soixantaine...
Mais, à cette liste, il faut ajouter la liste impossible à établir de tous ceux qui sont morts sur cette terre ukrainienne, et auxquels aucune autre sépulture ne fut accordée que celle des fosses communes, où ils gisent aux côtés des Russes, des Polonais, et des Juifs, en Galicie...
" ... Il y avait dans ces fosses de 500 à 3500 cadavres de soldats italiens, belges, français et russes... " (Nur. T/4 page 378).
Quel fut leur nombre, nous ne le saurons jamais.
Leurs noms sont inscrits sur la liste des disparus à la guerre 1939/1945...
Il faut également ajouter à cette liste ceux qui sont morts des suites de leur séjour à Rawa Ruska, durant leur transfert de retour en Allemagne, et durant la période qui précéda la fin de la guerre. Leurs noms sont inscrits sur les listes des morts du stalag de rattachement ; ils doivent être portés sur la liste de Rawa Ruska.
Tous ont acquis le titre " MORT POUR LA FRANCE ".
Mais il y a surtout la liste de ceux qui sont morts après leur retour dans leur foyer, des suites des séquelles contractées à Rawa Ruska. Ils ne sont compris sur aucune liste et " n'ont eu droit à aucun titre... ! "
Vu le processus utilisé par les centres de rapatriement et de démobilisation, aucun contrôle ne fut établi qui permette d'effectuer un recensement quelconque de toutes ces victimes du régime de Rawa Ruska... Mais le dénombrement des présents nous permet de constater les ravages opérés dans nos rangs par ce séjour à Rawa.
(1) Désignations qui indiquent bien que ce camp était inclus dans cette fameuse zone dont le contrôle échappait à la Wehrmacht (Nur. T/18 page 36).
(2) cf. procès de Nuremberg, T/4 pages 303 à 311
(3) lettres contemporaines déposées au dossier.
(4) Pathologie de la Déportation (Prof. Richet et Dr. Mans)
(5) Une certaine confusion risque de se glisser à la faveur d'une lecture trop superficielle du paragraphe traitant des envois collectifs dans le rapport des délégués du CICR.
Si, en effet : " Tous les envois collectifs annoncés sont parvenus au camp (p. 14), s'ils sont toujours remis aux prisonniers (p. 15), si l'homme de confiance peut en disposer à sa guise (p. 14) et s'ils sont également répartis entre tous les détachements (p. 15)... "
Il ne faut pas en conclure hâtivement que ces envois sont effectués régulièrement et au prorata des effectifs, comme dans les autres camps d'Allemagne, mais s'arrêter au contraire sur les précisions suivantes :
" les envois " Croix-Rouge " sont rares (p. 17) ; ils ne sont pas distribués (comprendre attribués) au camp avec régularité (p. 6) et le camp n'a rien en juillet, par exemple (p. 14) ".
(6) Les liaisons fonctionnèrent entre le camp et les " Zweiglager " seulement, à l'exclusion des kommandos.
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Lors de l'arrivée du premier convoi à Rawa-Ruska, le 13 avril 1942, quelle ne fut pas la surprise des arrivants de constater que déjà 10 médecins français juifs les avaient précédés de 4 jours au camp de Rawa-Ruska, envoyés par les Allemands pour en assurer théoriquement le service de santé. Il s'agissait d'officiers français qui avaient été déportés dans ce camp d'Ukraine parce qu'ils étaient juifs, et devaient subir les mêmes traitements que l'ensemble des autres internés, bien qu'ils n'aient pas été passible d'une mesure disciplinaire. Ils n'avaient par ailleurs été dotés d'aucun médicament pour soigner les nombreux malades et blessés du camp et devaient se contenter de donner des conseils, certes précieux, mais dans la plupart des cas, peu efficaces. Voici quatre exemples des soins prodigués sans médicament et sans instrument.
1° Comment était arrachée une dent sans anesthésie et sans instrument adéquat :
Il était procédé d'abord à un rinçage de bouche avec l'urine du patient, puis, avec une fourchette préalablement déformée, on lui ouvrait la gencive ; enfin, avec un instrument de fortune, la dent était arrachée, même si au cours de l'opération elle se cassait en 2 ou 3 morceaux.
2° Otites, maux d'oreilles ou maux de tête :
Il était appliqué, régulièrement et le plus souvent possible, de la neige, derrière et sur les oreilles afin de provoquer une réaction par le froid... (difficile à croire, mais parfois efficace).
3° - Blessures :
Il était versé sur les blessures l'urine du patient pour cautérisation (Urinothérapie...).
4° - Douleurs lombaires, vertébrales, sciatiques :
Mouvements respiratoires, étirement et manipulations diverses, etc..., etc...
Ces 10 officiers médecins français juifs, pour lesquels les internés malades ont gardé une infinie reconnaissance tant leur dévouement était grand, se nommaient :
Pierre Bader, Joseph Bénichou, Joseph Benzaken, Léopold Berl, Roger Cahen-Pashcyoud, Michel Moscovici, Roger Nathan, Tepper, Max Vassile, Marcel Zara.
Ils furent ensuite répartis dans un certain nombre de sous-camps créés à la suite de l'arrivée de nouveaux convois au camp principal alors surchargé, mais toujours dans les mêmes conditions. Ce premier groupe fut ensuite remplacé par d'autres officiers médecins français, déportés à Rawa Ruska pour les mêmes raisons que les autres internés qui s'y trouvaient à savoir : rebellion, sabotages, récidives d'évasion, etc... et naturellement, pour nombre d'entre eux, parce qu'ils étaient de confession juive. Ce sont les docteurs :
André Aurengo, René Barbot, Sylvain Binn, Jean Catteau, Serge Chambert, Chartres, Francis Cloez, Jacques Dedieu, René Faivre, Fergis, Henri Frappier, Jean Garrigau, Jerôme Guérin, Robert Guiguet, Charles Hervy, Philippe Jagerschmidt, Robert Kany, Lacoste, Henri Lanussé (lire le récit de son évasion), G. Lardy, Oscar Lievain, Gustave Martinache, Painblanc, Louis Prost, Rhodez, Souffron, Seillier, Louis Stervinou, Velluz, Zwahlen.
Il faut souligner le grand mérite et le dévouement sans limites de ces nouveaux médecins qui firent eux aussi tout ce qui était en leur pouvoir et avec les faibles moyens dont ils disposaient pour que survive le plus grand nombre de leurs compagnons de misères.
Il n'est pas douteux que le transfert à Rawa-Ruska de ces médecins officiers français juifs, venus de l'Oflag (camp pour officiers) X C à Colditz, réservé à des "disciplinaires" et à des juifs parcequ'ils étaient juifs, répondait à l'intention diabolique des nazis d'éliminer les indésirables du régime hitlérien.
C'est donc sciemment que résistants de toutes sortes, saboteurs, récidivistes de l'évasion, et Juifs ont été déplacés dans cette zone d'extermination où il serait le plus facile de les faire disparaître sous un prétexte quelconque, ou sans prétexte du tout, lors de la liquidation des derniers ghettos.
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Liste des militaires décédés au camp de représailles de Rawa-Ruska
et à certains kommandos de travail dépendant de Rawa-Ruska

Le nombre des morts français à Rawa-Ruska et dans les environs est évoqué dans le rapport de la commission d'enquête soviétique de 1944, dont nous donnons le texte intégral sur le site [voir ce rapport], notamment dans le quatrième point de son énumération des tombes collectives repérées dans la région [aller voir ce point] de la visite du camp de Rawa-Ruska par la commission soviétique, il convient d'apporter à ce propos la mise au point suivante :
- s'il est exact qu'il y eut au camp de Rawa-Ruska même, 23 militaires inhumés au cimetière de la forêt de Wolkowice, pour la plupart morts de maladies contagieuses ou non, il faut bien avoir à l'esprit que s'il y eut à un certain moment (vers le mois de juin) 10 000 prisonniers à Rawa, ils furent pratiquement tous transférés (en quelques semaines), de même que les convois suivants, vers des kommandos de travaux forcés.
L'effectif du camp de Rawa-Ruska même, fin 42, n'était plus que de quelques centaines.
Il faut donc prendre en compte également tous les disparus des kommandos (cf. liste jointe) morts de maladies, tués au cours d'évasion et même tués comme otages.
C'est alors une liste de 72 noms que nous avons, étant bien entendu que ce sont uniquement les morts recensés.
- A ceux-là, il faut ajouter tous les tués en évasion, par les Allemands ou les gardes ukrainiens, dont nous n'avons jamais eu de nouvelles et qui ne sont pas rentrés chez eux à la libération. Ce sont des disparus non recensés.
Il faut signaler aussi les quelques kommandos éloignés de Rawa (à 5 ou 600 kilomètres) qui n'ont plus donné signe de vie. Que sont-ils devenus ?
Et ne pas oublier les nombreux soldats français exhumés des fosses communes dans la région de Lwow comme le signale le colonel Pokrovski au cours de l'audience du 13 février 1946 au procès de Nuremberg (cf. p. 26 de la plaquette Rawa-Ruska) et comme en fait foi le monument commémoratif au dessus de la fosse commune du cimetière de Lwow. Sur la plaque d'épitaphe du monument, il était gravé en français et en ukrainien :
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Cette plaque fut remise à "Ceux de Rawa-Ruska" et confiée au Musée de l' "Ordre de la Libération".
Et que penser de ces deux convois qui auraient été annoncés et qui ne sont jamais arrivés ?
Les convois à destination de Belzec (Usine de la Mort) transitaient par la gare de Rawa-Ruska distante d'une vingtaine de kilomètres. Se serait-il produit une erreur et les deux convois pour Rawa auraient-ils continué leur route jusqu'à Belzec ? Et subi le sort que l'on connaît ? Comme cela est arrivé à d'autres convois de déportés civils.
Nombreux sont ceux qui sont décédés après leur retour dans les stalags d'Allemagne ou les kommandos de travail des suites des sévices subis à Rawa-Ruska et n'ont donc pas été recensés comme tels.
I. Liste alphabétique
(les numéros renvoient à la liste détaillée plus bas)
AULIT Jean, n° 6 DRAPEAU André, n° 30 LAPORTE Henri, n° 51 RAYNARD Florimond, n° 22 BEAUDE Henri, n° 59 DUBOEUF Pierre, n° 65 LARCHE Roger, n° 47 RENAUX Charles, n° 69 BETHULAT Jules, n° 35 DUMAND Fernand, n° 67 LARRERE Jean, n° 21 ROQUES Joseph, n° 62 BLANC Armand, n° 42 DUVAL Armand, n° 2 LASSIS Maurice, n° 60 ROUX Jean, n° 44 BLONDET Roger, n° 43 FARIOLI Philippe, n° 58 LAVESQUE Fernand, n° 18 SALADIN Marceau, n° 64 BOITEUX Roger, n° 3 FAURE André, n° 63 LE BLOAS Marcel, n° 29 SAMIER Armand, n° 11 BONNOT Alphonse, n° 5 FONTENAU Abel, n° 37 LEMERLE Paul Julien, n° 33 SAUTEUR André, n° 54 BRIDIER Jean, n° 49 GAUDY Pierre, n° 1 LEPLEY Joseph, n° 10 SCHRYVE Prosper, n° 46 BUERBA Joseph, n° 14 GAUTHIER Roger, n° 8 LORIDAN André, n° 50 SELVA André, n° 56 CANCEL Louis, n° 57 GIFFAULT René, n° 31 MAIRAT Paul, n° 61 SIRGUES Camille, n° 4 CHAPELOT Roger, n° 38 GUYON André, n° 19 MARTINO François, n° 13 SUZANNE André, n° 41 CHOUNU Guy, n° 7 HALTY Pierre, n° 28 MAUCLAN Maurice, n° 39 TESSIER Robert, n° 36 COLON Léon, n° 68 HERMEZ Emile, n° 53 MOLINS Louis, n° 12 TOUSSAINT Albert, n° 55 CONAN Victor, n° 16 HERRIN Raymond, n° 23 MORLON Maurice, n° 32 TREMBLET Eugène, n° 52 DASTUGUE Pierre, n° 9 HUET Gustave, n° 66 ONDIVIELLA Marius, n° 25 VAN DEN BOOSCHE Pierre, n° 17 DAVOUZE Romuald, n° 26 Inconnu n° 1, n° 70 PAULET Paul, n° 20 VINCENT Jean Lazare, n° 48 DECAILLE Roland, n° 40 Inconnu n° 2, n° 71 PETIT Georges, n° 45 VITTOZ Eugène, n° 27 DELAULE Emile, n° 15 Inconnu n° 3, n° 72 PIERREL Marie, n° 24 VIZIER Henri, n° 34

Tombes françaises au cimetière de Rawa-Ruska
> Voir des photos du cimetière et du momument commémoratif de Rawa-Ruska <
II. Liste détaillée, classée par date de décès
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GAUDY Pierre |
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Rawa-Ruska, tombe n° 1 |
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Broncho-pneumonie |
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DUVAL Armand |
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Rawa-Ruska, tombe n° 2 |
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Pleurésie purulente |
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BOITEUX Roger |
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Rawa-Ruska, tombe n° 3 |
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Pleurésie purulente |
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SIRGUES Camille |
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Rawa-Ruska, tombe n° 4 |
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Broncho-pneumonie |
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BONNOT Alphonse |
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Rawa-Ruska, tombe n° 5 |
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Syndrome méningé |
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AULIT Jean |
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Rawa-Ruska, tombe n° 6 |
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Pleurésie bilatérale |
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CHOUNU Guy |
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Rawa-Ruska, tombe n° 7 |
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Pleurésie |
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GAUTHIER Roger |
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Rawa-Ruska, tombe n° 8 |
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Tuberculose pulmonaire |
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DASTUGUE Pierre |
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Rawa-Ruska, tombe n° 9 |
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LEPLEY Joseph |
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Rawa-Ruska, tombe n° 10 |
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Oedème pulmonaire |
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SAMIER Armand |
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Rawa-Ruska,tombe n° 11 |
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Méningite |
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MOLINS Louis |
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Trembowla - inhumé à Tarnopol |
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Pleurésie purulente - Broncho-pneumonie grippale |
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MARTINO François |
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Tarnopol, tombe n° 1 |
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Blessure mortelle par éclat d'obus |
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BUERBA Joseph |
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Trembowla |
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Pneumonie |
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DELAULE Emile |
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Trembowla |
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Blessure par balle - fracture des vertèbres cervicales (en évasion) |
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CONAN Victor |
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Tué à Zwierzyniec |
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Tué en évasion |
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VAN DEN BOOSCHE Pierre |
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Zwierzyniec |
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Tué en évasion |
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LAVESQUE Fernand |
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Tarnopol, tombe n° 2 |
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Blessures multiples du thorax par balles - larges blessures par coups de baïonnette - enfoncement de la clavicule |
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GUYON André |
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Rawa-Ruska, tombe n° 12 |
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PAULET Paul |
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Rawa-Ruska, tombe n° 13 |
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Entéro aiguë |
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LARRERE Jean |
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Zwierzyniec |
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Tué en évasion |
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RAYNARD Florimond |
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Rawa-Ruska, tombe n° 14 |
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Entéro-colite aiguë |
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HERRIN Raymond |
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Dans la nature |
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Tué en évasion |
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PIERREL Marie |
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Stryj, tombe n° 1 |
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Tué en évasion |
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ONDIVIELLA Marius |
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Stryj, tombe n° 2 |
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Tué en évasion |
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DAVOUZE Romuald |
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Swiétoslaw |
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Tué en évasion |
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VITTOZ Eugène |
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Rawa-Ruska, tombe n° 15 |
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Phlegmon à la gorge |
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HALTY Pierre |
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Zloczov |
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Suite d'opération de l'appendicite |
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LE BLOAS Marcel |
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Tarnopol, tombe n° 37 |
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Accident |
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DRAPEAU André |
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Holozko - inhumé à Lemberg |
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Tué en évasion |
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GIFFAULT René |
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Stryj, tombe n° 3 |
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Infection générale |
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MORLON Maurice |
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Tué en évasion |
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LEMERLE Paul Julien |
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Stryj, tombe n° 5 |
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Tué en otage |
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VIZIER Henri |
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Stryj, tombe n° 4 |
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Tué en otage |
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BETHULAT Jules |
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Siedcle |
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Pleurésie double |
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TESSIER Robert |
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Cholm |
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Dysenterie |
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FONTENAU Abel |
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Minsk -Mazowieski - inhumé à Siedcle |
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Angine diphtérique |
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CHAPELOT Roger |
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Tarnopol, tombe n° 4 |
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Bronchite néphrite |
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MAUCLAN Maurice |
Absence d'indications |
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Mortellement blessé au cours de son travail à Rawa |
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DECAILLE Roland |
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enterré à Soukne-Garzkow |
Tué en venant d'Allemagne à Rawa-Ruska d'une balle au ventre en sautant d'un train |
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SUZANNE André |
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Stryj, tombe n° 6 |
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Dysenterie et pneumonie |
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BLANC Armand |
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Rawa-Ruska, tombe n° 16 |
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Septicosémie |
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BLONDET Roger |
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Rawa-Ruska, tombe n° 17 |
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Angine endocardite |
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ROUX Jean |
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Rawa-Ruska, tombe n° 18 |
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Tuberculose pulmonaire et rénale |
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PETIT Georges |
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Skole |
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Angine et défaillance cardiaque |
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SCHRYVE Prosper |
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Stryj, tombe n° 7 |
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Pneumonie et abcès à la gorge |
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LARCHE Roger |
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Tarnopol, tombe n° 5 |
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Bronchite et angine |
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VINCENT Jean Lazare |
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Cholm |
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Angine gangreneuse |
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BRIDIER Jean |
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Lemberg, tombe n° 2 |
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Angine diphtérique |
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LORIDAN André |
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Stenzyca - inhumé à Demblin Iréna |
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Dysenterie et déficience cardiaque |
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LAPORTE Henri |
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Stryj, tombe n° 8 |
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Embolie cardiaque |
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TREMBLET Eugène |
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Tarnopol, tombe n° 6 |
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Complications pulmonaires |
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HERMEZ Emile |
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Tarnopol, tombe n° 8 |
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Typhus |
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SAUTEUR André |
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Tarnopol, tombe n° 9 |
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Typhus |
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TOUSSAINT Albert |
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Lemberg, tombe n° 1 |
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Tuberculose |
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SELVA André |
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Lemberg, tombe n° 5 |
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Mort subite |
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CANCEL Louis |
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Lemberg, tombe n° 3 |
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Méningite et tuberculose |
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FARIOLI Philippe |
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Lemberg, tombe n° 4 |
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Tuberculose |
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BEAUDE Henri |
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Tarnopol, tombe n° 10 |
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Mastoïdite et abcès au cerveau |
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LASSIS Maurice |
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Tarnopol, tombe n° 11 |
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Paralysie ascendante post-diphtérique |
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MAIRAT Paul |
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Lemberg, tombe n° 6 |
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Furonculose, septicémie |
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ROQUES Joseph |
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Varsovie |
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Tuberculose pulmonaire double |
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FAURE André |
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Lemberg, tombe n° 7 |
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Tué par balle perdue |
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SALADIN Marceau |
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Inhumé à Stryj |
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Tué en évasion |
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DUBOEUF Pierre |
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Inhumé à Stryj |
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Tué en évasion |
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HUET Gustave |
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Lemberg, tombe n° 8 |
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Tué en évasion une balle au cur, une à la nuque |
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DUMAND Fernand |
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Lemberg |
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Suicidé par pendaison |
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COLON Léon |
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Stryj |
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Tué en cours d'évasion d'une balle dans la tête |
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RENAUX Charles |
Rawa-Ruska, tombe n° 10 |
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Cause de décès inconnue |
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Un inconnu |
Rawa-Ruska, tombe n° 20 |
Cause de décès inconnue |
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Un inconnu |
Rawa-Ruska, tombe n° 21 |
Cause de décès inconnue |
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Un inconnu |
Rawa-Ruska, tombe n° 22 |
Cause de décès inconnue |